Nom : Importante Composition Florale Ecole du Nord 19ème
Prix de Vente : 1850
Artiste : Ecole du Nord
Epoque : 19ème siècle
Etat : Trés bon état

Matière : Huile sur toile
Largeur : 79 cm encadré
Hauteur : 104 cm encadré
Quantité :

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PHOTOS COMPLEMENTAIRES

 

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Description de l'antiquité

Importante Composition Florale Ecole du Nord 19ème

 

Grand Tableau Ancien

Ecole du Nord , Somptueux Bouquet de fleurs, huile/toile fin 19èmeDébut XXème,

Signée du Monogramme J.T (à authentifier), dans un encadrement .

Très décoratif et en très bon état, toile doublée.

Les dimensions sont: 104 x 79 cm encadrée, et 91 x 67 cm Toile

 

Expédition très soignée, un certificat d’Authenticité et une Facture étant joint à l’envoi.

Participation aux frais d’envoi pour la France: 100€, autre pays, merci de demander une cotation

 

Qu’elles soient en bouquets exubérants, simples corbeilles ou guirlandes élaborées, les compositions florales délicates si souvent représentées dans la peinture nordique révèlent une part de symbole et d’allégorie. Elles mêlent, à l’invite d’une paisible méditation sur la vie terrestre, une célébration fervente et minutieuse de la beauté de la nature.

 

Les peintres de fleurs aux Pays-Bas et en Hollande durant les XVIIe et XVIIIe siècles furent autant de véritables spécialistes du genre que des artistes pour lesquels cette expression ne représenta qu’une partie seulement de leur œuvre. A cette époque, où prospéra l’art de la nature morte, les fleurs contribuèrent à une véritable exaltation de ce style grâce à des compositions talentueuses peintes à partir d’études précises d’après nature. La présentation de ces fleurs aux périodes de floraisons souvent éloignées prit différentes manières, bouquets incroyablement denses, arrangés souvent dans des vases précieux, ou alors disposés dans de simples corbeilles ou des vanneries. Un genre pictural très répandu les présenta également tressées en guirlande autour d’un médaillon central, se détachant presque toujours sur des fonds sombres. Ce genre alliait le symbolisme de la couronne végétale à des idéaux de pureté et d’abondance. Naturellement l’idée de vanité était souvent essentielle : le tableau de fleurs associe en effet la fidélité absolue à la botanique….

Ces compositions de fleurs replacées dans leur contexte, dans la perspective de l’amateur et du spectateur de la Flandre et de la Hollande de cette époque, n’ont certainement pas été présentées par les peintres d’alors comme des images fidèles de la réalité. Par contre, et le spectateur d’aujourd’hui le devine de lui-même, il s’agit bien de mises en scène en quelque sorte créées avec une recherche patiente, voire insistante. Il faudrait même ajouter qu’elles étaient inconcevables dans ces pays nordiques où les jardins d’agrément étaient rares, les fleurs précieuses et inaccessibles, au même titre que de véritables objets de collection. En effet, l’idée et le fait même de reproduire coupées des fleurs aussi exotiques pour l’époque afin de les installer dans des vases ou de simples corbeilles, comme les présentent ces tableaux, d’un geste qui paraît aujourd’hui bien naturel et anodin, dépassait le vraisemblable. Il faut réaliser que ces bouquets parfois étourdissants, défiant avec aisance les lois de la pesanteur et ignorant avec audace la succession des saisons, l’ordre et les lois de la Nature, n’ont jamais existé ainsi composés dans la réalité ordinaire, mais bel et bien dans la seule et intarissable imagination des artistes. Ils ne sont en fait que des constructions et des reconstitutions harmonieuses et géniales de raretés étudiées d’après nature, ou copiées également d’après des illustrations de livres botaniques avec une précision toujours plus exacerbée.

 

Certains éléments accompagnèrent ce genre de représentations dès sa création, comme les insectes, chenilles, petits vers et papillons venant envahir ou même ronger dans la discrétion les végétaux, sorte de convention qui se retrouvait dans les traités de botanique, recréant ainsi le monde des espèces dans sa continuité et son harmonie. Les petits insectes, mais aussi des coquillages rares participeront à la mise en scène, seront mis en avant comme le présente Van der AST dans cette composition Fleurs, coquillages, papillons et sauterelle ou en retrait de cet espace délimité, tandis qu’un cadrage serré obligera à un regard rapproché, presque collé au tableau. Toute une dialectique était censée s’instaurer dans ce subtil va-et-vient, cette accommodation incessante entre le détail et le lointain, entre l’infiniment petit symbolisé par un insecte ou une perle d’eau, et l’infiniment grand des horizons bleutés au loin. Correspondances volontaires, amorce d’une réflexion philosophique qui surgira dans la pensée, prélude à l’exploration, à l’interrogation peut-être sur la place de l’homme dans l’univers ? Très souvent parfois, le support sur lequel tient le bouquet, ou la corbeille, semble au contraire étrangement absent. Abordé par certains artistes comme un élément peu essentiel, il ne comportera aucun détail suffisamment appuyé. Les compositions seront cadrées de façon à ne présenter au plus qu’un seul rebord, figuré par une simple ligne horizontale destinée à situer le fond du tableau et la position du vase dans l’espace. Cette austérité, cette économie de moyens probablement volontaire, ne fait que reporter davantage l’attention sur l’objet même du tableau et l’extraordinaire précision avec laquelle les fleurs sont rendues.

 

Originaire du Pamir, la tulipe séduisit le monde ottoman qui la cultiva avec une ardeur inégalée. Le sultan Soliman le Magnifique eut un véritable engouement pour cette fleur gracieuse et colorée expédiée en Hollande puis dans toute l'Europe à la faveur des nombreux échanges commerciaux avec l'actuelle Turquie, où la coutume voulait en effet que des bulbes soient offerts en cadeau. Ainsi les premiers caïeux importés aux Pays-Bas au milieu du XVIe siècle furent rapidement introduits dans les jardins des hollandais aisés. Mais adaptées à des conditions climatiques plus rudes, ces fleurs, objet de ce fait d’énormément de soins, furent sans conteste une marque et un privilège de riches. Toutefois, les botanistes en multiplièrent rapidement les nombreuses variétés rivalisant dans la création de couleurs des plus subtiles, comme le bleu ciel ou le gris perle, et de formes les plus variées de pétales, comme les espèces flammées très représentées comme ici chez Abraham MIGNON ou les « fleur de lis » à pétales pointus s’écartant au sommet. De manière assez inattendue cette plante vivace plutôt rare à ses débuts atteignit rapidement une centaine de variétés au cours du XVIIe siècle et fut à l'origine d’une incroyable passion aux Pays-Bas, déclenchant une des premières fièvres spéculatives de l'histoire. Mais cette flambée s’éteignit soudain en 1637, entraînant entre autres de spectaculaires revers de fortune. La tulipe, très présente dans les tableaux et déclinée à plaisir dans ses diverses variétés, contribuait à une symbolique d’ensemble des fleurs présentées tout en évoquant parfois à elle seule une image profane de la grâce. En elle-même, souvent accompagnée d’un crâne ou d’une bougie, elle représentait tout le symbole de la vanité.