Arte Tres Gallery

 

 

 

XVIIè et Avant



Référence : Jean Goujon (1510-vers 1567) Vierge de douleur 16ème Retable Cathédrale Saint Malo
Nom : Jean Goujon (1510-vers 1567) Vierge de douleur 16ème Retable Cathédrale Saint Malo
Prix de Vente : 2700 €
Artiste : Jean Goujon (1510-vers 1567) Attribué à... Ou Son Atelier
Epoque : 16ème siècle
Style : Haute époque-Renaissance-Louis XIII
Etat : Bon état

Matière : Bois sculpté et polychrome
Largeur : 32 cm
Hauteur : 560,5 cm
Quantité :

PHOTOS COMPLEMENTAIRES

IMG 7337   IMG 7336   IMG 7335 

 

IMG 7332 

 

IMG 7338   IMG 7339   IMG 7341   IMG 7342 

 

IMG 7340 

 

IMG 7343                    IMG 7344 2 

 

 

Description de l'antiquité

 

Jean Goujon (1510-vers 1567) Vierge de douleur  16ème Retable de la Cathédrale de Saint Malo

 

 

Eléments de retable :

Et d’une Paire de PANNEAUX en bois sculpté doré et polychrome

représentant La Vierge de Douleur et le Christ aux liens dans un médaillon

encadré de feuilles d'acanthe. Epoque XVIe siècle.

Attribuables à Jean Goujon (1510-vers 1567) ou son atelier,

En bon état d’âge et d’usage,  quelques petits accidents et manques.

D'après une tradition familiale, la provenance est la

Cathédrale Saint Vincent de Saint-Malo.

Dimensions : 50,5 x 32 cm chaque panneau

Expédition très soignée

 

Jean Goujon (1510-vers 1567),

Jean Goujon est probablement né en Normandie vers 1510 et mort selon toute vraisemblance à Bologne, vers 1567.

 

Surnommé le « Phidias français » ou « le Corrège de la sculpture », Jean Goujon est avec Germain Pilon le sculpteur le plus important de la Renaissance française.

 

Tout autant sculpteur qu'architecte, il est l'un des premiers artistes dont l'œuvre s'inspire directement de l'art antique et de la Renaissance italienne qu'il a étudiés personnellement en Italie88. Il sut soumettre son œuvre sculpturale, surtout ses bas-reliefs, au cadre architectural dans lequel elle devait s'inscrire.

 

Malgré la richesse de sa production artistique, la carrière de Jean Goujon ne peut être suivie que durant une vingtaine d'années seulement, de 1540 à 1562 environ. Présent à Rouen, entre 1540 et 1542, il exécute ses premières œuvres conservées. Pour la tribune d'orgues de l'église Saint-Maclou, il sculpte deux colonnes qui sont actuellement encore en place. Premier exemple en France d'un ordre corinthien très pur, elles révèlent la connaissance parfaite qu'avait jean Goujon de l'art antique. On lui attribue aussi le dessin du tombeau de Louis de Brézé (1531) dans la cathédrale de Rouen, et l'architecture de la chapelle Saint-Romain, appelée populairement la Fierte (1543).

 

 

La Fontaine de Diane attribuée à l'artiste (vers 1549, musée du Louvre).

Arrivé à Paris vers 1542, il travaille probablement sous la direction de l'architecte Pierre Lescot, en tant qu'« imagier-façonnier » au jubé de Saint-Germain-l'Auxerrois (1544 à Noël 1545). L'ensemble architectural a disparu dès 1750 mais les bas-reliefs des Quatre Évangélistes et la Déposition du Christ, connue généralement sous le nom de la Vierge de pitié, sculptés par l'artiste ont survécu et sont conservés aujourd'hui au Louvre. Une estampe du Parmesan représentant la Mise au tombeau a inspiré Jean Goujon pour la composition de la Déposition du Christ. C'est la preuve que l'art italien l'a influencé directement, sans l'intermédiaire de l'art de Fontainebleau. La « draperie mouillée » et les plis parallèles des reliefs du jubé révèlent le style d'un artiste attaché à l'art antique, et plus exactement à l'art hellénistique.

 

En 1545, Jean Goujon travaille pour le connétable Anne de Montmorency et réalise Les Quatre Saisons (1548 à 1550) pour l’hôtel de Jacques de Ligneris, cousin de Pierre Lescot, devenu aujourd’hui musée Carnavalet.

 

À partir de 1547, l'artiste entre au service du nouveau roi Henri II. Il travaillera avec d'autres scupteurs à la décoration de l'entrée du roi à Paris en 1549, en créant la seule œuvre permanente : la célèbre fontaine des Innocents. Ses bas-reliefs, représentant des nymphes et des naïades, se trouvent aujourd'hui au musée du Louvre.

 

 

La Guerre et La Paix, Palais du Louvre (1549, Paris).

À la même époque, Jean Goujon travaille en tant que « maître sculpteur » sous « les dessins de Pierre Lescot, seigneur de Clagny » aux décorations du Palais du Louvre. Entre 1548 et le début de 1549, il achève ses allégories de La Guerre et de La Paix avant d'être chargé d'exécuter les allégories de L'Histoire, de La Victoire puis de La Renommée et de La Gloire du roi. Peu après, il réalise les Cariatides de la plateforme des musiciens, achevées en 1551, dans la salle homonyme du Palais du Louvre. En 1552, il sculpte des statues pour la cheminée du cabinet de l'Attique situé dans l'aile occidentale et enfin, en 1555-1556, certains bas-reliefs de l'escalier d'Henri II.

 

On lui attribue généralement les gravures de la version française du Songe de Poliphile de Francesco Colonna (1546), d’après les gravures de l’édition originale (peut-être dues au studio d’Andrea Mantegna). On lui devrait également des gravures sur bois illustrant la première édition française des Dix Livres d'architecture de Vitruve, traduits en 1547 par Jean Martin. Il aurait fabriqué aussi des médailles précieuses pour Catherine de Médicis.

 

La Diane appuyée sur un cerf (vers 1549) dite aussi Fontaine de Diane réalisée pour Diane de Poitiers au château d'Anet a été successivement attribuée à Benvenuto Cellini, Jean Goujon et Germain Pilon. Toutes ces attributions ont été contestées ou réfutées. Il est difficile de juger de l'œuvre qui a été largement complétée par Pierre-Nicolas Beauvallet avant son installation au musée du Louvre en 1799-1800. Alexandre Lenoir, directeur du musée à cette époque, est l'auteur de l'attribution à Jean Goujon.

 

On ignore la date précise de la mort de l'artiste. De religion protestante, son emploi à la cour de France et même sa présence à Paris devinrent difficiles alors que les tensions religieuses augmentaient. Une légende tenace veut que Jean Goujon ait été assassiné lors de la Saint-Barthélemy. Si tel avait été le cas, il aurait été cité a posteriori comme faisant partie des célèbres martyrs du drame, ce qui ne fut pas le cas. L’histoire de sa mort tragique fut cependant reprise dans de nombreux ouvrages de critique d'art et de vulgarisation aux xviiie et xixe siècles. Des recherches plus récentes ont trouvé sa trace dans le milieu des réfugiés huguenots de Bologne en 1562. Il serait mort en Italie entre cette date et 1569.

 

Jean Goujon avait certainement un atelier et des élèves qui l'aidaient. Ses figures sont ovales, sensuelles et fluides. Ses drapés révèlent une connaissance de la sculpture grecque. Répandues dans l’ensemble de la France par des gravures réalisées par des artistes de l’école de Fontainebleau, la pureté et la grâce de son modèle ont influencé les arts décoratifs. Sa réputation connaît, à la fin du xvie siècle, une légère éclipse au profit de tendances plus maniérées, avant de grandir à nouveau à l'époque du baroque et du classicisme français.