Arte Tres Gallery

 

 

 

XVIIè et Avant



Référence : Charles PARROCEL 1688-1752 Attrib_Combat entre cavaliers Chrétiens et Turcs
Nom : Charles PARROCEL 1688-1752 Attrib_Combat entre cavaliers Chrétiens et Turcs
Prix de Vente : 2900 €
Epoque : 18ème siècle
Style : Louis XIV - Régence
Etat : Très bon état

Matière : Huile sur toile
Largeur : 85 cm encadré
Hauteur : 69 cm encadré
Quantité :

PHOTOS COMPLEMENTAIRES

 

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Description de l'antiquité

Charles PARROCEL 1688-1752 Attrib_Combat entre cavaliers Chrétiens et Turcs

 

Ecole Française  18ème siècle, huile sur toile, doublée,

Attribuée à Charles PARROCEL (1688-1752)

 

ou son atelier, trace de signature bas gauche,

Représentant des cavaliers Chrétiens livrant bataille contre des cavaliers Turcs

En très bon état.

dimensions : 85 cm x 69 cm encadré, 73 cm x 57 cm Toile.

En excellent état.

Expédition soignée

 

Charles Parrocel, né le 6 mai 1688 à Paris où il est mort le 24 mai 1752, est un graveur et peintre de batailles français.

Issu d'une lignée de peintres, il est le fils cadet de Joseph Parrocel, il fut son élève avant de passer, à la mort de ce dernier, sous celui de son parrain Charles de La Fosse, puis Bon Boullogne.

 

Entraîné par le goût des aventures, il se serait, dit-on, engagé, à l’âge de dix-sept ans, dans la cavalerie, où il aurait servi de 1705 à 1706. Ce fait est contesté mais il est cependant certain qu’un goût naturel poussait irrésistiblement le jeune Parrocel vers la peinture des camps et des batailles. Sa mère l’ayant dégagé du service, il reprit ses pinceaux et partit, en 1712, pour l’Italie. Peu de temps après son arrivée à Rome, il est, après avoir envoyé à Paris son Moïse sauvé des eaux, nommé pensionnaire du roi à l’Académie de France à Rome.

 

Parrocel parcourt l’Italie, poussant même jusqu’à Malte, et revient étudier les peintures de l’école vénitienne pour lesquelles il éprouvait une vive prédilection. De retour en France en 1721, il entre à l’Académie royale sur présentation d’un Combat de cavalerie et d’infanterie et, aussitôt après, il est chargé de représenter sur une vaste toile L’Entrée aux Tuileries de l’Ambassadeur turc et, comme pendant, son départ, La Sortie de l’Ambassadeur, tableaux destinés à être reproduits en tapisserie. Pour l'ouvrage de François Robichon de la Guérinière L'école de cavalerie, contenant la connaissance, l'instruction et la conservation du cheval (Collombat, 1733), Charles Parrocel, choisi en cela par l'auteur du fait de sa profonde culture équestre, confie l'exécution à l'eau-forte de ses dessins préparatoires à Jean Audran, Nicolas-Dauphin de Beauvais, Laurent Cars, Louis Desplaces, Nicolas-Gabriel Dupuis et Jacques Philippe Le Bas.

 

Après la mort de Rigaud, le roi lui accorda la moitié de la pension qu’il faisait à cet artiste. Il suivit Louis XV pendant les campagnes de 1744 à 1745 et assista à la bataille de Fontenoy qu’il peignit ; La Bataille de Fontenoy est un de ses ouvrages les plus importants. Il devait exécuter pour la galerie du château de Choisy une suite des actions auxquelles avait assisté le Roi pendant ses campagnes, mais la paralysie l’empêcha de terminer La Bataille de Lawfelt qui lui avait été commandée pour le Roi. Il ne reste de ce grand travail que des esquisses et des cartons coloriés qui furent exposés au Salon de 1746.

 

Parrocel, qui jouissait d’un appartement à l’hôtel des Gobelins, où il participa très certainement à l’exécution des modèles fournis aux tapissiers, avait les titres de peintre ordinaire des conquêtes du Roi et de pensionnaire de Sa Majesté. Il avait été nommé conseiller de l’Académie royale en 1735, en remplacement de Joseph Vivien, adjoint à professeur le 31 janvier 1744 et professeur le 30 décembre 1746.

 

C'est d'après Charles Parrocel que Jean-Georges Wille grava le Portrait équestre de Louis XV destiné à l'ouvrage dirigé par Jean-Martin Weis Représentation des fêtes données par la ville de Strasbourg pour la convalescence du Roi, à l'arrivée et pendant le séjour de Sa Majesté en cette ville, imprimé en taille-douce chez Laurent Aubert à Paris en 1747.

 

Charles Parrocel légua à l’Académie un grand dessin qu’il avait fait pour la ville de Paris de la Marche pour la publication de la paix en 1752. Il exposa aux salons de 1737, 1738, 1745 et 1746. Malgré sa grande facilité, il fit peu de tableaux, mais on lui doit un grand nombre de dessins.

 

Quoique Charles Parrocel ait traité les mêmes sujets que son père, leurs ouvrages ne peuvent se confondre car ceux du fils sont généralement d’une couleur plus fraîche et plus brillante. Ses tableaux ont aussi moins souffert que ceux de son père dont les ombres, ainsi qu’un certain bleu qu’il employait, ont beaucoup noirci.

 

Il a eu comme élèves Philibert-Benoît de La Rue et Pierre Lenfant.