Référence : 29112018BAIGNEUSES
Nom : Pierre-Henri de Valenciennes Le Bain des Vestales dans le Tibre
Prix de Vente : 2600 €
Artiste : Pierre-Henri de Valenciennes Attribué à...
Epoque : 18ème siècle
Etat : Parfait état

Matière : Huile sur toile
Largeur : 72 cm encadré
Hauteur : 57 cm encadré
Quantité :

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PHOTOS COMPLEMENTAIRES

 

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Description de l'antiquité

 

Pierre-Henri de Valenciennes Le Bain des Vestales dans le Tibre

 

Huile sur Toile du 18ème siècle, attribuée à Pierre-Henri de Valenciennes (1750-1819),

Représentant des Baigneuses dans un paysage de la Campagne Romaine.

En merveilleux état, doublage de confort récent, cadre en bois doré XIXème,

De dimensions : 72 cm x 57 cm encadré, 51 x 36 cm Toile.

 

Expédition très soignée accompagnée d’une Facture/Certificat d’authenticité.

 

Pierre-Henri de Valenciennes (1750-1819)

Pierre-Henri de Valenciennes est né à Toulouse le 6 décembre 1750 dans une famille d’artisans. Son père, Pierre Devalenciennes, était maître perruquier et sa mère Marguerite Abel était la fille d’un maître tapissier. Encore enfant, il étudie la musique et fait l’apprentissage du violon à la maîtrise de la cathédrale Saint¬-Étienne. Le père de Pierre-Henri étant décédé en 1754, il reçoit la protection de la famille Dubourg, notables locaux. A la fin des années 1760, il voyage dans le sud de la France et en Italie avec Mathias Dubourg (1746-1794) qui sera par la suite conseiller au Parlement de Toulouse. En 1770 et 1771, Pierre-Henri de Valenciennes étudie la peinture à l’Académie royale de Toulouse avec deux professeurs : Jean-Baptiste Despax (1710-1773), peintre de scènes historiques et religieuses, et Guillaume Gabriel Bouton (1730-1782), miniaturiste.

Le mécénat de la famille Dubourg permet au jeune peintre d’acquérir une célébrité locale.

 

Formation à Paris

En 1772, Pierre-Henri de Valenciennes quitte Toulouse. Sa tante étant mariée au valet de chambre du duc Étienne-François de Choiseul (1719-1785), ministre de Louis XV entre 1758 et 1770, le jeune homme profite de ce lien familial pour se rapprocher des artistes et intellectuels gravitant autour du duc. Celui-ci, en disgrâce, vit dans son château de Chanteloup, près d’Amboise. Le jeune homme s’installe donc en Touraine.

La recommandation du duc de Choiseul lui permet ensuite de bénéficier à Paris de l’enseignement de Gabriel Doyen (1726-1806), peintre d’histoire et membre de l’Académie royale de peinture et de sculpture. Il expose pour la première fois au Salon officiel en 1778.

 

Un long séjour en Italie

De 1777 à 1785, Pierre-Henri de Valenciennes vit en Italie. Nombreux sont les artistes français qui y séjournent, en particulier les pensionnaires de l’Académie de France à Rome, logés au palais Mancini et bénéficiant d’une pension royale. Pierre-Henri fréquente ces jeunes artistes mais rencontre également d’autres jeunes peintres de passage à Rome : Jacques-Louis David (1748-1825), François Cammas (1743-1804), Joseph Roques (1757-1847). En août et septembre 1779, il voyage en Naples, en Sicile et en Ombrie.

Au cours de son séjour, Pierre-Henri de Valenciennes réalise de nombreux dessins et huiles sur papier d’après nature qu’il utilisera plus tard pour composer ses paysages.

 

L’académicien et le professeur

En 1785 ou 1786, Pierre-Henri de Valenciennes rejoint Paris. Dès 1787, il est reçu à l’Académie royale de peinture et de sculpture sur présentation du peintre Pierre-Antoine de Machy (1723-1807). Son morceau de réception est un vaste paysage historique : Cicéron découvrant le tombeau d’Archimède. Il expose régulièrement au salon à la fin du 18e et au début du 19e siècle et connaît un succès constant.

Pierre-Henri de Valenciennes est aussi un théoricien reconnu qui publie en 1799 un ouvrage intitulé Éléments de perspective pratique à l'usage des artistes, suivis de réflexions et conseils à un élève sur la peinture et particulièrement sur le genre du paysage. Cet ouvrage à vocation pédagogique est un exposé de la conception néo-classique du paysage. Valenciennes a une activité d’enseignement importante. Dès la fin du 18e siècle, il accueille dans son atelier de jeunes apprentis. Il est considéré à l’époque comme l’un des meilleurs connaisseurs des lois de la perspective appliquées au dessin et à la peinture. A partir de 1812, il enseigne la perspective à l’École impériale des Beaux-arts.

Pierre-Henri de Valenciennes décède le 16 février 1819 à Paris. Il est alors considéré comme le plus grand paysagiste de son époque.

 

Œuvre

Pierre-Henri de Valenciennes est le théoricien et l’un des plus grands peintres du paysage néo-classique. Le goût de l’Antique avait succédé en France au rococo vers le milieu du 18e siècle. L’art du paysage s’installe peu à peu dans la lignée de Claude Lorrain et Nicolas Poussin, les grands maîtres du 17e siècle. Le dessin est considéré comme essentiel et Pierre-Henri de Valenciennes compose ses paysages historiques en atelier à partir de dessins pris sur le motif. Il possède une vaste collection de dessins ou d’huiles sur papier réalisés en Italie de 1777 à 1785. Les tableaux de grandes dimensions de Pierre-Henri de Valenciennes représentent donc des paysages recomposés devant respecter les règles académiques : équilibre, pondération dans le choix du sujet, couleurs d’une discrète élégance sans contrastes agressifs, importance du traitement de la lumière.

 

Ces caractéristiques de la peinture de Pierre-Henri de Valenciennes vont lui valoir une célébrité et une admiration unanimes de son vivant mais aussi un certain discrédit après sa mort. La peinture de paysage s’oriente en effet au 19e siècle vers le réalisme, avec l’école de Barbizon, puis l’impressionnisme. L’idéalisation de la beauté, qui restait l’objectif des paysagistes néo-classiques, est alors déconsidérée et Pierre-Henri de Valenciennes, chef de file du mouvement, sombre quelque peu dans l’oubli.

Le recul historique que nous possédons aujourd’hui permet de comprendre que les contemporains du peintre ne s’étaient pas trompés : il fut l’un des plus grands paysagistes de son temps. Son influence résulte non seulement de sa réussite dans les vastes compositions néo-classiques mais aussi de sa capacité à saisir dans ses études à l’huile sur le motif les fluctuations de la nature et en particulier de la lumière. Il anticipe ainsi sur l’une des évolutions majeures du 19e siècle qui trouvera son épanouissement avec les impressionnistes.

« Il est bon de peindre la même vue à différentes heures du jour, pour observer les différences que produit la lumière sur les formes. Les changements sont si sensibles et si étonnants que l’on a peine à reconnaître les mêmes objets. »