Référence : VENDU // SOLD
Nom : Importante toile au Rinceaux Ecole Italienne XIXème siècle
Artiste : Ecole Italienne du XIXème siècle
Epoque : 19ème siècle
Etat : Excellent

Matière : Huile sur toile
Largeur : 111 cm encadré
Hauteur : 133 cm encadré
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PHOTOS COMPLEMENTAIRES

 

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Description de l'antiquité

Importante toile au Rinceaux Ecole Italienne XIXème siècle

 

Huile sur Toile à Motifs de Rinceaux d’acanthes,

et à décors d’oiseaux, coquilles, fleurs, arc et carquois.

Ecole Italienne du XIXème siècle, très décorative, dans un large encadrement.

En excellent état, et d’importantes dimensions :

133 cm de hauteur (encadrée) x 111 cm de largeur (encadré)

105 x 85 cm toile.

Quelques traces de restaurations anciennes visibles au dos.

 

Expédition très soignée, accompagnée d’une Facture/Certificat d’Authenticité.

 

Le rinceau désigne un motif ornemental constitué d'une « arabesque de feuillages, de fleurs ou de fruits sculptée ou peinte servant d'ornement en architecture ou dans les arts décoratifs …

Ce sont des motifs composés de feuillages et tiges végétales à enroulements successifs plus ou moins rythmés et ordonnés, souvent déployés sous forme de frises mais pouvant aussi couvrir des surfaces plus importantes. Les végétaux représentés les plus classiques depuis l'Antiquité sont l'acanthe et la vigne. Ils intègrent parfois des roses et peuvent figurer toutes sortes de plantes à fleurs. Les rinceaux sont avant tout des motifs imaginaires et composites qui peuvent s'inspirer d'une très grande variété de végétaux sans respecter leur forme naturelle. Ils contiennent fréquemment des fleurs, des vases, des oiseaux et autres animaux, des mascarons et diverses figures humaines. Lorsqu'ils sont associés à des personnages ou à des animaux on parle de « rinceaux peuplés ». Ils sont employés pour la décoration graphique, de peinture et/ou d'architecture. Ils peuvent être peints (ex : enluminure), sculptés, forgés (ferronnerie), modelés (stuc), tissés ou brodés (arts textiles), imprimés, faits de mosaïques, de marqueteries, etc

 

Des motifs curvilignes et spiralés rythmés, ressemblants parfois beaucoup aux rinceaux, mais généralement sans connotation végétale, sont répandus dans les arts décoratifs dès le Néolithique, aussi bien en Occident (culture de la céramique rubanée, culture de Cucuteni-Trypillia, entre autres) qu'en Extrême-Orient (culture de Majiayao et d'autres). On rencontre encore des motifs semblables dans l'Antiquité (art minoen par exemple).

 

Les rinceaux végétaux, inspirés des branches et des feuillages de la vigne et de l'acanthe, apparaissent dans l'architecture de la Grèce antique, dans les décors des toitures (sima), notamment à l'époque hellénistique. Dès l'époque hellénistique ils se diversifient dans des mosaïques, des fresques et des frises sculptées, et se répandent dans tout le Bassin méditerranée, et en Orient jusqu'en Inde après les conquêtes d'Alexandre le Grand. Comme l'ensemble de l'héritage artistique grec, ils se transmettent à la Rome antique où ils seront un des motifs décoratifs parmi les plus diffus et classiques de l'époque impériale. Ils seront de même abondamment employés dans les décors de l'architecture paléochrétienne.

 

Les rinceaux perdurent durant tout le Moyen Âge en Europe en se diversifiant. Ils sont très abondants dans l'art byzantin, dans la continuité de l'art paléochrétien, que ce soit dans les mosaïques, les ivoires ou les reliefs architecturaux en marbre. Dès le début du Moyen Âge, on les rencontre dans toute l'Europe occidentale, sur des reliefs sculptés, des cercueils, des croix de pierre, des stucs décoratifs, en orfèvrerie, etc. Ils sont notamment très utilisés dans les manuscrits, souvent associés avec des entrelacs, et ils resteront un des motifs décoratifs majeurs de l'enluminure médiévale durant plus d'un millénaire, malgré les évolutions du style (pré-roman, roman, gothique). Ils sont souvent dans les lettrines ou autour, mais peuvent aussi former le motif de fond des miniatures ou encore les encadrer en pleine page. Dans l'architecture romane ils ornent fréquement les chapiteaux sculptés. Les pentures en ferronnerie des portes de la cathédrale Notre-Dame de Paris sont un exemple remarquable de rinceaux gothiques. On les rencontre aussi parfois dans les vitraux.