Référence : VENDU//SOLD
Nom : Christ aux Liens Ecole Flamande du 15ème siècle
Artiste : Ecole Espagnole
Epoque : XVème siècle
Etat : Trés bon état

Matière : Tempera sur panneau de chêne
Largeur : 49 cm
Hauteur : 95 cm
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PHOTOS COMPLEMENTAIRES

 

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Description de l'antiquité

 

Christ aux Liens Ecole Flamande du 15ème siècle

 

Exceptionnel panneau de triptyque peint à Tempera, représentant le Christ aux Outrages ou Christ aux Liens, accompagné de Ponce-Pilate et d’un moine Franciscain pouvant être Saint François.

Au dos, un Saint Evêque…

En très bon état, les couleurs sont restées fraîches, les dimensions sont : 95 cm de hauteur et 49 cm de largeur ; le panneau peint mesure 81 cm de hauteur et 33 cm de largeur…

De la fin du XVème, ou du début du XVIème siècle, cette œuvres dont les dimensions donnent à penser que cette Ecole Flamande est le reflet des commandes effectuées par la bourgeoisie marchande de cette époque…

 

Expédition très soignée accompagnée d’un Certificat d’Authenticité et d’une Facture.

La participation aux frais de Port pour la France et l’Europe est de 70€, pour le reste du Monde, merci de demander une cotation.

 

 

La peinture flamande au XVe siècle

Les anciens Pays-Bas, point historique

Au XVe siècle, les territoires occupés aujourd’hui par la Belgique, la Hollande et une partie de la France, dépendaient du même pouvoir politique, celui des Capétiens - Valois du duché de Bourgogne (depuis 1369). Ces anciens Pays-Bas ou Pays-Bas bourguignons constituaient à la fin du Moyen Âge un vaste territoire géographique regroupant notamment les deux comtés de Flandre (entre l’Escaut, la mer et les collines de l’Artois) et celui de Hollande. L’installation de la cour ducale bourguignonne à Bruges, puis en 1436 à Bruxelles permit aux artistes de bénéficier de commanditaires princiers ou issus de la haute noblesse.

Certaines villes commerçantes comme Bruges et Gand au XVe siècle, Anvers à la fin du XVe siècle et au XVIe siècle connurent une prospérité économique telle qu’une nouvelle classe apparut : la bourgeoisie marchande, d’abord locale (au sein de laquelle la cour recrutait par ailleurs ses hauts fonctionnaires) puis rapidement internationale. Ce mécénat favorisa les arts de l’enluminure, de l’orfèvrerie et de la peinture et attira de nombreux artistes de toute l’Europe du Nord (dont les Français Jean Fouquet ou Jean Prévost dit le Maître de Moulins) et contribua à rendre ces régions les plus prospères de l’Europe de la fin du Moyen Âge.

L’apprentissage, les guildes ou ghildes, le métier de peintre et l’atelier au XVe

Siècle Les guildes apparaissent dans la période du bas Moyen Âge. À l’origine, il s’agit de confréries corporatistes d’artistes et d’ouvriers à caractère religieux. Elles sont soumises à des conditions financières annuelles pour l’accès au métier (droits d’inscription), à l’apprentissage ainsi qu’à la maîtrise. Il existe une hiérarchisation entre les membres (doyen, président et jurés) et les ouvriers, un contrôle de la production (les peintures après exécution étaient astreintes à l’approbation d’un jury) et une règlementation de l’accès au métier. Plusieurs activités artistiques sont associées à des métiers divers (à Liège, le métier de peintre est associé à celui des orfèvres, verriers, brodeurs, éperonniers, etc.). L’apprentissage dure quatre années et fournit au maître une main-d’œuvre bon marché, la maîtrise octroie le privilège de diriger un atelier, hiérarchisé, comprenant le maître ou chef d’atelier qui reçoit les commandes, gère le personnel et les matériaux. L’établissement réunit l’atelier, le magasin ouvert aux publics et la demeure de la famille du maître. Les registres annuels établis constituent aujourd’hui la principale source d’archives sur les artistes.

Les commanditaires et la typologie des commande :

La clientèle (ducs, nobles, fonctionnaires de la Cour, bourgeois) joue un rôle très actif dans les commandes passées auprès des ateliers de peintres et d’enlumineurs. La production en série occupe une place quasi aussi importante que la commande personnalisée. Les sujets sont religieux (sous forme de grands retables d’église ou de petits tableaux de dévotion à usage domestique dont la multiplication est due, à la fin du Moyen Âge, aux privilèges pontificaux qui permettaient à des particuliers fortunés de disposer d’autels portatifs et ainsi de célébrer l’eucharistie chez eux ou pendant leurs déplacements) et profanes (portraits, scènes historiques, …).

D’autre part, cette clientèle n’est pas exclusivement flamande, car certaines œuvres sont commandées et exportées vers l’Italie (la famille Arnolfini auprès de J. Van Eyck, ou celle des Portinari auprès de Van der Goes), ou l’Espagne.

Les Primitifs flamands, nouvelle sensibilité, innovations techniques (peinture à l’huile et perspective)

Ce sont les historiens de l’art du XIXe siècle qui ont désigné ainsi les peintres de cette période, parmi les plus

fameux : Jan van Eyck, le Maître de Flémalle (Robert Campin ?), Hans Memling, Gerard David, Petrus Christus,

Rogier van der Weyden, Dierick Bouts et Hugo van der Goes. Ils sont à l’origine - Jan van Eyck et le Maître de Flémalle en particulier - d’une nouvelle sensibilité et de grandes innovations techniques dans l’art pictural telle l’huile utilisée comme liant dans la peinture, permettant plus d’effets de transparence et un rendu caractérisé de la lumière, ou la diminution relative de l’échelle de tons utilisés pour créer une perspective aérienne, « aspirant à créer des peintures très finies, imitant la nature à s’y méprendre et capables de produire l’illusion de profondeur. »

(Jean Delumeau, Histoire artistique de l’Europe, La Renaissance, 1996, p. 99-109). Ils abandonnent peu à peu la technique de la détrempe sur supports de toiles peintes pour des peintures sur panneaux de bois.

La composition et la façon dont les personnages s'inscrivent dans l'espace sont également d'une grande nouveauté.

Les figures sont placées de façon sculpturale dans une pièce construite selon les règles de la perspective. La profondeur est suggérée à l'aide de l'architecture, du pavement et enfin du paysage. Ils transposent volontairement le sacré dans le réel quotidien de l'époque.