Référence : VENDU // SOLD
Nom : Jésus Et Saint Jean D’après F.boucher Hst 19ème
Artiste : Ecole Française Du 19ème
Epoque : 19ème siècle
Etat : Très bon état

Matière : Huile sur toile
Largeur : 57 cm encadré
Hauteur : 64 cm encadré
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PHOTOS COMPLEMENTAIRES

 

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Description de l'antiquité

"Jésus Et Saint Jean D’après F.boucher Hst 19ème"
Magnifique Huile sur Toile, d’après le tableau de François BOUCHER, conservé à la Galerie des Offices à Florence, représentant Jésus et Saint jean, entourés d’Anges.

En excellent état, traces de restaurations anciennes, dimensions: 64 x 57 cm encadré, 49 x 43 cm Vue.

Expédition très soignée accompagnée d’un Certificat d’Authenticité et d’une Facture.

Participation aux frais d’envoi: 50€ pour la France, pour l’Europe et le reste du Monde, merci de demander une cotation.
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François Boucher. 1703-1770. Paris. Jésus et Saint Jean Baptiste. 1758. Florence Galerie des Offices.
François Boucher reflète les valeurs qui sont bien en cour à l'époque de la Régence et de Louis XV. La technique est impeccable: " n'est pas Boucher qui veut" aurait dit Jacques Louis David. Mais on est loin du Grand Goût du temps de Louis XIV, et des austérités morales de la fin du règne du grand roi.

Une certaine frivolité mondaine est dans l'air, accompagnée de sensualité. On l'a surnommé "le peintre des Grâces" et son style est désigné par le terme de rococo ou rocaille. C'est une nouvelle forme de maniérisme, selon une alternance qui revient périodiquement dans l'histoire de la peinture européenne mais qui prend des noms différents selon les époques et qui rappelle la réaction des Carraci aux élégances un peu trop sucrées du maniérisme italien.

Elève de Lemoine, il a pu aussi s'inspirer de Watteau, qui disparaît en 1722. Mais il est loin d' avoir la profondeur de pensée, le mystère et le génie de la poésie symbolique qui caractérise Watteau. En 1765 il succède à Carl Van Loo comme premier peintre de Louis XV.

L'auteur de l'article sur Boucher dans Wikipédia propose un extrait d'un jugement de Denis Diderot sur le peintre, qui mérite d'être cité pour la sévère pertinence de son analyse: " Quelles couleurs! quelle variété! quelle richesse d'objets et d'idées ! Cet homme a tout, excepté la vérité. (...)son élégance, sa mignardise, sa galanterie romanesque, sa coquetterie, son goût, sa facilité, sa variété, son éclat, ses carnations fardées, sa débauche, doivent captiver les petits-maîtres, les petites femmes, les jeunes gens, les gens du monde, la foule de ceux qui sont étrangers au vrai goût, à la vérité, aux idées justes, à la sévérité de l'art ; comment résisteraient-ils au saillant, au libertinage, à l'éclat, aux pompons, aux tétons, aux fesses, à l'épigramme de Boucher. Les artistes qui voient jusqu'où cet homme a surmonté les difficultés de la peinture fléchissent le genou devant lui. C'est leur dieu. Les autres n'en font nul cas. »

David et son école néo-classique prendront le contrepied de cet art coquet et léger dont la technique parfaite n'arrive pas à compenser le manque de grandeur de l'inspiration de fond. Le reflet d'une époque, tout au moins à la Cour du roi.

Copyright J.L MAZIERES