Référence : VENDU//SOLD
Nom : JM NATTIER, Portrait de Madame Sophie de France, hst 18ème
Artiste : Jean-marc Nattier(1685-1766) Atelier De...
Epoque : 18ème siècle
Etat : Très bon état

Matière : Huile sur toile
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PHOTOS COMPLEMENTAIRES

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Description de l'antiquité

Portrait de Madame Sophie de France, sixième des filles et la huitième des dix enfants de Louis XV et de Marie Leszczyńska.

« Sophie Philippine Élisabeth de France (Versailles, 27 juillet 1734 - Versailles, 2 mars 1782)

Moins connue que ses sœurs, sa naissance est passée quasi inaperçue après tant de couches de la reine qui avait déjà donné tant de filles, de même son enfance, qu'elle passa à l'abbaye de Fontevraud, pendant douze ans (de 1738 à 1750), avec ses sœurs Madame Victoire, Madame Thérèse et Madame Louise.

D'un caractère réservé, voire effacé, elle n'eut aucune influence à la cour et se laissa dominer par Madame Adélaïde. Réputée laide et sans trop d'esprit, on constate finalement le contraire sur les portraits que Nattier fit d'elle dans sa jeunesse. Sa timidité ne semblait pouvoir se briser, selon sa lectrice Madame Campan, que lors des orages, dont elle avait une grande peur, et pendant lesquels elle se mettait à tenir de longues conversations afin de se calmer. Louis XV la surnommait « Graille ».

Elle suivit toujours ses sœurs dans les querelles qui les opposèrent aux favorites royales, à l'instar de Madame de Pompadour et de Madame du Barry, et elle fut toujours de leur avis en politique. Elle trouva de paisibles retraites aux châteaux de Bellevue et de Louvois, qu'elle obtint avec ses aînées.

Sur les dix enfants du couple royal, elle fut une des quatre enfants royaux qui survécurent à leurs parents, et elle s'éteignit le 2 mars 1782, veillée seulement par ses sœurs Madame Adélaïde et Madame Victoire. Plutôt que de se faire autopsier, comme la coutume l'exigeait, elle demanda à ce qu'on lui ouvre le pied pour vérifier son décès. Elle demanda à sa sœur, Madame Louise, devenue carmélite, de faire dire des prières pour elle. Celle-ci laissera un témoignage bouleversant sur sa sœur, la disant très bonne et intelligente. Comme tous les membres de la Maison royale, Madame Sophie fut inhumée à l'abbaye de Saint-Denis, mais son tombeau fut pillé et détruit lors de la Révolution française qui éclata 7 ans après sa mort. » Wikipedia Copyright

Ecole française du XVIIIeme,  Atelier de Jean Marc NATTIER peut-être une étude préparatoire.  Le dos est recouvert d’une lettre manuscrite datée d’Aout 1782, et d’une dédicace du 23 Juin 1790, avec cachet de cire.

Epoque : Ecole Française du 18ème

Huile sur toile marouflée , en Excellent état général

Format : avec cadre 29.5 x 26.5 cm, 23 x 20 cm Vue

Expédition soignée accompagnée d’un Certificat d’Authenticité et d’une facture.

Jean-Marc Nattier, né le 17 mars 1685 à Paris où il est mort le 7 novembre 1766, est un peintre français.

Fils du portraitiste Marc Nattier et de la miniaturiste Marie Courtois, et frère du peintre Jean-Baptiste Nattier, Jean-Marc Nattier eut un talent précoce : à quinze ans il remporta le premier prix de dessin de l’Académie.

 

Jouvenet, son parrain, sollicita pour lui une place vacante à l’Académie de France à Rome, mais le jeune lauréat préféra rester à Paris et user de la permission qu’il avait obtenue de dessiner, pour les faire graver, les tableaux de la galerie de Rubens au Luxembourg commandés par Marie de Médicis. La célébrité de ce peintre lui fut prédite par Louis XIV, qui lui dit, en voyant quelques-uns de ses dessins : « Continuez, Nattier, et vous deviendrez un grand homme ».

 

En 1713, il fut reçu membre agréé de l’Académie. Deux ans plus tard, cédant aux instances de l’envoyé de Pierre le Grand à Paris, il consentit à se rendre à Amsterdam, d’où il devait passer en Russie à la suite du tsar. Mais, étant revenu à Paris après avoir fait le portrait de l’impératrice Catherine et un tableau représentant la bataille de Poltava, il revint sur sa détermination première, et ne put se décider à quitter son pays.

 

Nattier avait partagé l’engouement presque général pour le système de Law. La déconfiture de la banque et la perte d’un procès de famille assez important le laissèrent sans autres ressources que celles qu’il pouvait tirer de son talent. À partir de ce moment, Nattier se mit à peindre plus particulièrement des portraits2, et se fit promptement une grande réputation en ce genre. Portraitiste officiel de la famille d’Orléans puis de la cour de Louis XV en 1748, il peignit tous les personnages marquants de son temps, et parmi eux le maréchal de Saxe (musée de Dresde), l’impératrice Marie-Thérèse (musée de Bruxelles), la reine Marie Leszczyńska ; mesdames Henriette et Adélaïde, filles du roi, qui figurèrent au salon de 1758 et sont au musée de Versailles ; le Dauphin ; la Dauphine ; mesdemoiselles de Beaujolais, de Chartres, de Clermont ; etc.

 

Le chevalier d’Orléans, grand prieur de France, le chargea d’achever la décoration, commencée par Raoux, d’une des galeries de son hôtel, et lui donna un logement au Temple. À la mort du chevalier, le prince de Conti fit vendre au profit de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem tous les tableaux et autres objets ayant appartenu au grand-prieur. Touché de voir vendre, sous ses yeux et à l’encan, des tableaux qui lui avaient coûté des soins et des travaux infinis, Nattier y mit l’enchère, et les racheta.

Agréé de l’Académie en 1713, il avait été élu membre de l’Académie le 29 octobre 1718, sur la présentation d’un tableau de Phinée et ses compagnons pétrifiés par la tête de Méduse (musée de Tours). Le 26 mars 1746, il fut nommé professeur. Mélangeant réalisme et fantaisies en insérant des personnages mythologiques dans ses œuvres, il exposa aux différents salons de 1737 à 1763 et figure aujourd’hui comme l’un des plus grands portraitistes du xviiie siècle.

 

Autant le début de sa carrière avait été brillant, autant les dernières années de Nattier furent remplies de chagrin. « Bien avant que d’être hors d’état de pouvoir toucher le pinceau, il fut malheureux. La guerre, le fléau des arts, l’inconsistance du public, le goût de la nouveauté, tout se réunit pour lui faire éprouver le plus triste abandon. À cette grande affluence à laquelle il était accoutumé succéda une désertion presque totale ; enfin, il ne lui resta plus de ses grandes occupations que quelques ouvrages à finir pour la cour commencés dans des temps plus heureux. »

 

Aux chagrins qu’il ressentit de l’abandon du public et de ses anciens protecteurs vint se joindre une douleur plus grande encore. Nattier avait envoyé en Italie son fils, qui lui donnait les plus grandes espérances, pour y achever ses études de peinture. Six mois après son arrivée à Rome, ce jeune homme se noya en se baignant dans le Tibre.

 

Les trois filles de Nattier avaient épousé, deux d’entre elles les peintres Challe et Tocqué, la troisième Brochier, secrétaire d’ambassade. Réduit à un état voisin de la misère, ayant échoué à obtenir une pension qu’il avait sollicitée le 27 juin 1754, ressentant les premières atteintes du mal qui le retint au lit pendant les quatre dernières années de sa vie. Vieux, pauvre et malade, Nattier fut recueilli par son gendre Challe, chez lequel il mourut.

 

Son frère Jean-Baptiste Nattier, était peintre comme lui.