Référence : 185324
Nom : Tobie Et Saint Raphaël Au Bord Du Tibre Giuseppe ZaÏs 1709-1784
Prix de Vente : 2350 €
Artiste : Giuseppe ZAÏE (1709-1784) Att.à
Epoque : XVIIIème siècle
Etat : Trés bon

Matière : Huile sur toile
Largeur : 54 cm
Hauteur :64 cm
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PHOTOS COMPLEMENTAIRES

 

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Description de l'antiquité

Giuseppe ZAÏS, Tobie et l’Ange Saint Raphaël au bord du Tibre, Huile sur toile de l’Ecole Italienne du 18ème. En Excellent état , et sur sa toile d'Origine. Dimensions 64 x 54 cm encadré, 56 x 46 cm Vue. Envoi très soigné, accompagné d’un Certificat d’Authenticité. Attribué au Peintre Italien Giuseppe ZAÏS (Forno di Canale d'Agordo [Belluno] 1709 – Trévise 1784). Il fut l'un des paysagistes de goût arcadique vénitien du XVIIIe s. et manifesta une prédilection pour les sujets du répertoire idyllique et pastoral de Zuccarelli, qu'il interpréta avec une veine rustique personnelle et un clair-obscur dérivé de celui de Marco Ricci. 
Né dans la petite ville de montagne de Forno di Canale (maintenant appelé Canale d'Agordo), près de Belluno, Giuseppe Zais était l'un des principaux peintres paysagistes du Settecento à Venise. 
Peu de détails de sa longue carrière, durant près de cinquante ans, sont connus, cependant. Zais apparaît rarement dans les documents de l'époque, bien que son nom figure dans les registres de la Fraglia, la guilde des peintres de Venise, entre 1748 et 1768. Il semble avoir été influencé par le travail de Marco Ricci, de gravures dont il adopté un grand nombre de ses paramètres caractéristiques du paysage. Dans les années 1730, il est venu sous l'influence notamment de Francesco Zuccarelli, qui était un peu plus âgé. Comme Zuccarelli, Zais fait une spécialité de la peinture de paysage pastoral, mais il a aussi peint des scènes de bataille. Mais il est resté un peu dans l'ombre de Zuccarelli à Venise, et était presque totalement inconnu en Angleterre, où l'artiste aîné avait établi une réputation de succès. Néanmoins, telle est la relation étroite stylistique et thématique entre les œuvres des deux artistes qui des années plus tard les peintures de Zais étaient souvent confondus avec ceux de son plus célèbre compatriote, avec le résultat que d'un certain nombre de peintures de Zais entré collections Anglais que le travail de Zuccarelli. Bien que le collecteur et connaisseur Joseph Smith, le consul britannique à Venise qui était un important mécène de Canaletto, est connu pour avoir commandé plusieurs œuvres de Zais, aucune de ces peut être identifié aujourd'hui. Zais a également travaillé comme un peintre décorateur, l'exécution des fresques sur les murs de la Villa Pisani Str ‡, dans la Vénétie, et a fourni des illustrations pour l'édition de l'Arioste Orlando furioso, publié en 1772. Il a fallu attendre 1774, quand il était déjà dans la soixantaine, qui Zais a été accepté dans l'Académie Vénitienne comme un peintre de paysage. Le Paysage aux lavandières (musée de Vicence) révèle son réalisme instinctif. Il est représenté à Venise (Accademia et musée Correr) ainsi que dans les musées de Padoue, Rovigo, Trévise, Milan (Castello Sforzesco). De nombreuses coll. part. possèdent aussi des paysages de Zaïs. Raphaël, le compagnon de route providentiel Tobit devenu aveugle et pauvre se souvint qu’il avait jadis laissé une somme d’argent importante en Médie chez quelqu’un de sa famille : Jusqu'à sa mort j'allais en Médie faire des achats pour lui. Dans ce pays, je confiai un jour, dans des sacs, trois cents kilos de pièces d'argent à Gabaël, le frère de Gabri (Tb 1,14). Bien qu’ayant souhaité mourir, mais ne voulant pas laisser sa famille dans le besoin, il mandate donc son fils unique, Tobie, afin de se rendre en Médie pour récupérer la somme. Ce départ du fils et la perspective de la mort demandée par Tobit au Seigneur, fournissent à l’auteur le prétexte pour insérer, même à cette étape précoce de l’histoire, un long discours mis sur la bouche de Tobit (Tb 3,3-19). Du genre littéraire biblique appelé « testament », cette instruction rappelle, en fait, aux juifs de la Diaspora les grands principes de la piété à conserver au milieu du monde: les devoirs envers les parents, la pratique de l’aumône, les règles du mariage, les relations avec autrui et le recours à la sagesse divine. Le voyage sera long et dangereux, c’est pourquoi le compagnonnage d’un frère juif plus avisé s’avère nécessaire. Tobie n’aura pas même le temps de chercher que, devant sa maison, se tiendra le compagnon idéal, celui que, dans sa Providence, Dieu lui envoyait. Il s’agit de l’ange Raphaël qui prend les traits d’un frère de race et le nom d’Azarias. Les présentations faites avec l’inconnu, les adieux avec les parents échangés, le voyage peut commencer. Un voyage où, on le devine, toute chose arrivera à point nommé (c’est comme ça, après tout, quand on voyage avec un ange!). Comme cette capture du poisson le premier soir de campement, un poisson qui bondit littéralement hors de l’eau dans les bras de Tobie. Or, ce poisson providentiel fournira, non seulement le dîner du soir, mais aussi le remède prescrit par le divin médecin qui avait entendu, plus tôt, la prière de nos deux infortunés, Tobit et Sara. En cours de route, le jeune homme interrogea l'ange : « Mon cher Azarias, lui demanda-t-il, quelle sorte de remède y a-t-il donc dans le cœur, le foie et la bile d'un poisson ? » L'ange lui répondit : « Quand un homme ou une femme est tourmenté par un démon ou un esprit mauvais, on brûle devant cet homme ou cette femme le cœur et le foie du poisson. La fumée qui monte fait fuir l'assaillant et on est délivré de lui pour toujours. Quant à la bile, elle sert dans le cas de quelqu'un qui a des taches blanches sur les yeux : on en frotte la cornée, on souffle sur les taches et les yeux sont guéris. » (Tb 6,7-9) Mais là ne s’arrête pas le jeu de la Providence, car celle-ci avait aussi prévu profiter de ce voyage pour trouver une épouse au jeune Tobie. Comme de fait, une étape du voyage oblige nos compagnons à s’arrêter à Ecbatane, chez Ragouël, père de Sara. Or, il se trouve justement que Sara est non seulement une sœur, femme de sa race, mais est également une parente. Elle se classe donc comme candidate idéale selon les critères du judaïsme de la diaspora, qui craint et abhorre les mariages avec des étrangers. La prenant pour épouse, Tobie exaucerait les souhaits de son père exprimés dans son premier testament : Garde-toi de tout mariage contraire à la loi de Dieu, mon enfant. Avant tout, veille à prendre une femme de ton propre peuple. N'épouse pas une étrangère, une femme qui ne soit pas de la tribu de ton père, car nous sommes les descendants des prophètes. (Tb 4,12) Ne reste qu’un petit problème qui fait hésiter – et on le comprend – le jeune Tobie : le démon qui a déjà tué ses sept premiers maris, ne le fera-t-il pas mourir aussi ? Sur ce, Raphaël le rassure, lui rappelant le remède à utiliser : la fumigation des entrailles du poisson. Convaincu, Tobie se met à aimer Sara sans même encore l’avoir vue. Copyright P.BERBERON Prêtre et Bibliste à Montreal.