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LA DYNASTIE DES BRUEGEL

02 décembre 2018



http://www.arte-tres-gallery.com/boutique-34-01533799321--scene-villageoise-ecole-de-jan1er-dit-de-velours-ou-l-ancien-artiste-jan-peeter-van-bredael-le-jeune-27-juillet-1683-1735-suiveur-de...-epoque-18eme-siec.html

 

La dynastie des Bruegel

 

Copies, réplique, variantes sont légion dans la peinture flamande des XVIe et XVIIe siècles.

La demande de tableaux est si importante à l’époque que les artistes et leurs ateliers doivent produire en grande quantité. Et quand une composition est très appréciée elle peut être répétée à de nombreuses reprises parfois sur plusieurs générations.

La famille des Brueghel en offre un parfait exemple. Ainsi Pieter le jeune dit d’Enfer 1564-1638 et Jan Ier Brueghel dit de velours, tous fils de Pieter l’ancien (vers 1525 -1530 1569) ont réalisé, notamment au début de leurs carrières, de nombreuses répliques d’Œuvres de leur père. Comment exploiter de fructueux filons jusqu’au bout ! Cette habitude fut conservée, notamment par le petit-fils Jan le jeune 1601-1678

Mais aussi de nombreux autres suiveurs, comment témoigne ce paysage attribué à un artiste de l’école de Jan de velours. Trois œuvres similaires ou inspirées, par le maître en personne, sont connues : une à Zurich de dimension proche signée et datée 1611, une autre au Wellington Museum de Londres, et une dernière au musée de l’Hermitage à Saint-Pétersbourg, peinte sur cuivre. Si Jan de velours à abordé différents genres, dont les natures mortes et les scènes religieuses, le paysage est celui dans lequel il s’exprime le mieux. Ses vues sont le cadre merveilleux de sujets mythologiques ou allégorique, ou de scène de la vie quotidienne décrivant le monde en pleine évolution. Le XVIIe siècle, marque en effet, dans les Pays-Bas, la fin de la guerre entre le Nord et le Sud, entérinée en 1609 mais aussi la reprise de l’activité économique.

Les routes du pays sont de nouveau peuplées d’hommes et de femmes au travail, vacant à leurs travaux et occupations avec un bonheur retrouvé. Les cargaisons influent dans le port d’Anvers, approvisionné par la toute nouvelle compagnie néerlandaise des Indes orientales, et les marchands parcourant les Flandres de tous les côtés afin d’approvisionner les cités. Les tableaux montrant l’affluence sur les routes et les commerçants en pleine activité se multiplient, à l’instigation notamment de Jan Brueghel de velours, qui trouve dans la nouvelle bourgeoisie marchande, voulant mettre en valeur son activité, une clientèle toujours demandeuse.