Blog

L'ART MEDIEVAL

06 janvier 2018



L’art médiéval couvre un ensemble large de temps et de lieux, sur plus de 1000 ans d'histoire de l'art en Europe, au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. Cela inclut de nombreux mouvements de l'art et périodes, art régional ou national, genres, renaissances, métiers d'artistes, et les artistes eux-mêmes.
Les historiens de l'Art classifient l'art médiéval en périodes et mouvements principaux, les relations entre ces périodes sont parfois plus subtiles. Ceux-ci sont l'Art celtique, l'Art paléochrétien, l'Art des migrations, l'Art préroman et l'Art roman, l'Art gothique, l'Art byzantin et l'Art islamique.

DSC02304     DSC03914 

 

DSC04326   DSC04329   DSC04341 

 

 

L'immense majorité de l'art qui nous est parvenu de cette époque relève du domaine du religieux. Pour cette même raison, il revêt des formes très diverses qui s'expliquent en partie par un aspect fonctionnel de cet art. En effet, quand on parle d'art sacré, on renvoie à un cadre religieux qui incorpore à la fois une pensée théologique ou cosmogonique et des fonctions proprement liturgiques. À cet aspect strictement religieux, il convient encore d'ajouter une dimension sociale ou civique. Ainsi, une œuvre pourra être étudiée et comprise sous ces différents aspects : un contenu proprement théologique qui s'exprimera souvent par des choix iconologiques de la part du ou des créateurs ; une fonction liturgique ou cérémonielle concrète qui sera une contrainte matérielle de l'œuvre, définissant parfois sa forme, sa structure ou ses dimensions ; une fonction publique d'exaltation du commanditaire, du donateur ou du récipiendaire.

 

Toute discussion de l'art sacré médiéval doit donc prendre en compte des expressions très diverses : architecture, enluminure, peinture murale, tapisserie, orfèvrerie, sculpture monumentale, sculpture de petites dimensions, etc. Ce qui reste une caractéristique assez générale de cet art est son souci d'apparaître comme un langage artistique plus qu'un moyen de représentation figurative. En effet, devant souvent véhiculer des concepts théologiques assez abstraits, les figures sont plus à comprendre comme un médium pour articuler ces concepts plutôt qu'ne représentation d'une réalité matérielle qui existerait pour elle-même. On peut comprendre ainsi le peu de soucis accordé à une représentation 'réaliste' des figures, de leur ressemblance à des êtres historiques, de leurs dimensions respectives ou de leur inscription dans l'espace.